Trois Ouïghours de nationalité turque, arrêtés et remis à la Chine par les services secrets tadjiks

Publié le par Ouïgour

Le 08 janvier 2011 trois citoyens turcs d’origine ouïghoure, sont arrêtés par les services secrets tadjiks dans la capitale Dushenbe. Selon les informations révélées par la Radio Free Asia, ces trois Turcs sont des hommes d’affaires qui fréquentent depuis des longues années la capitale tadjike.


Ahmet Reshidi, Ablimit Davutoglu et Kamiljan Omeroglu, sont malheureuses victimes d’un « complot » sino-tadijk selon les organisations turkestanaises et des droits de l’Homme en Turquie. Ils seraient remis aux autorités chinoises par le Tadjikistan.

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La Turquie avait donné la nationalité à 4000 Ouïghours après les massacres de juillet 2009 à Urumchi. Furieuse de cette attitude « provocatrice », la Chine gardait ses mots à dire. Les responsables du parti d’opposition MHP (Parti du Mouvement Nationaliste) ont demandé au gouvernement  de réponse sur cette arrestation illégale. Citoyens turcs, ces trois hommes d’origine ouïghoure n’ont aucun lien avec la Chine selon la loi chinoise qui supprime automatiquement la nationalité chinoise en cas d’acquisition d’une autre nationalité.

 

Contacté par la RFA, l’ambassade de la Turquie à Dushenbe a répondu qu’ils ont réagit aussitôt et qu’ils ont demandé d’explication au gouvernement tadjik, sans retour depuis. En revanche, ils ont rassuré que ces trois Ouïghours sont actuellement détenus à Dushenbe. Le député d’AKP (le parti au pouvoir) Celal Erbay a rassuré les délégués de différentes organisations turkestaises en Turquie que le gouvernement et le premier ministre est au courant de l’affaire et l’a pris en ordre du jour.

 

Depuis 20 jours, aucune explication n’a été donnée par Dushenbe. Des manifestations devant l’ambassade du Tadjikistan à Ankara et le ministre des affaires étrangères, sont organisées la semaine dernière par les partis nationalistes et les organisations turkestanaises. Une conférence de presse a été tenue le 22 janvier par les diverses organisations des droits de l’Homme à Istanul.

 

Cette arrestation a mis la diaspora ouïghoure, notamment celle de la Turquie en colère et surtout en inquiétude. C’est la deuxième fois  que la Chine obtient les militants ouïghours de nationalité non chinoise par l’aide d’un tiers pays. Le citoyen canadien Huseyin Celil est emprisonné en Chine depuis 2006 après avoir été arrêté par les services secrets ouzbeks à Tachkent.

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