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Actuelité de la région ouïgoure

Mardi 22 septembre 2009

Les évènements sanglants depuis le 5 juillet dernier à Urumchi ont laissé des très lourdes traces dans l’histoire contemporaine de la Chine et aussi dans celle des Ouïghours. La presse internationale a félicité d’une part une première ouverture médiatique du gouvernement chinois, qualifiant ce dernier d’avoir tiré une bonne leçon de ce qui s’est passé l’année dernière à Lhassa. En réalité, si on entre dans la vie réelle de la région ouïghoure depuis ce massacre, le gouvernement chinois n’a su gérer cette affaire ni au niveau interne ni à l’échelle internationale.

 

Malgré la censure totale et une limitation extrême pour les journalistes étrangers, le monde entier a diffusé pendant au moins une semaine ces informations venant de la Région comme l’actualité internationale du premier plan. La Une de tous les grands journaux n’ont pas arrêté d’informer, de commenter l’affaire plus ou moins objectif, bien que la plupart restent prudents dans leur tons vis-à-vis de la Chine. Pour la première fois depuis l’histoire, les Ouïghours sont connus mondialement, malgré, tristement, pour une raison tragique. Le racisme pervers des Chinois de Shaoguan, révélé par les journalistes du quotidien « Le Monde » qui montre combien ces ouvriers détestent leurs collègues ouïghours, juste parce qu’ « ils ressemblent physiquement aux étrangers avec leur poiles partout », la mésaventure du journaliste américain Joseph Mackertich (My days as an Uyghur), humilié à Shanghai par les Chinois qui l'ont cru comme Ouïghour, l’expulsion brutale des journalistes étrangers à Kashgar au lendemain de la manifestation d’Urumchi, l’interdiction aux hôtels ouïghours d’accueillir les étrangers, l’interdiction officieuse d’un contact entre les Ouïghours et les étrangers…etc. Tout cela n’a aidé qu’à « perdre la face » encore plus au gouvernement chinois sur la scène internationale sans oublier que comment il s’est ridiculisé en demandant au Festival des Films International en Australie de retirer un documentaire sur Rebiya Kadeer.


A l’échelle mondiale, le gouvernement chinois non seulement a perdu la face, la plus tragique des conséquences de ces massacres, la question ouïghoure s’est enfin révélée au monde. Désormais, tout le citoyen du monde sait qu’il n’y a pas seulement le problème Tibet en Chine, mais aussi celui d’Ouïghour. Sur ce point, la perte est très lourde pour le gouvernement. Même pendant le massacre de Guldja en février 1997, il avait réussit à cacher tout. Désormais, le moindre bruit ethnique sera médiatisé dans le monde entier et Pékin en a bien la conscience. Ce qu’il reste désormais pour les autorités chinoises est de jouer la carte « terroriste » avec toutes leurs intelligences. Nous l’avons vu il y a une semaine, la Chine a annoncé d’avoir trouvé un groupe terroriste dans la région.


Au niveau interne, la perte est encore plus lourde : jamais dans l’histoire, depuis la cohabitation des Chinois et Ouïghours, ces deux ethnies ne s’étaient pas haies comme aujourd’hui. Les Ouïghours qui sont revenus depuis quelques semaines racontent le malaise dans la vie quotidienne : pas de Taxi pour les Ouïghours, pas d’élève pour les classes chinoises. Fini les plats ouïghours pour les Chinois. Dans les bus, deux ethnies ne mélangent plus, impossible de se faire pardonner si on se touche par erreur ou par hasard, le regard haineux se fixent longuement. Tout est commencé par la publicité haineuse de la presse officielle contre la communauté ouïghoure, mettant l’huile sur le feu. Aujourd’hui, la propagande qui crie l’unité des ethnies domine partout : la presse, la télé, la radio, les affiches, les voitures officielles. Rien d’autre que ce slogan, mais on a l’impression c’est trop tard. Ce slogan devrait être crié au début du massacre où les Chinois d’Urumchi sont convaincus d’être victime « grâce aux » médias chinois officiels. Comment le gouvernement envisage de faire oublier cette période douloureuse et de construire une société harmonieuse ? Une tâche extrêmement difficile.


A l’échelle interne, une autre perte frappante est la « publicité » pour Rebiya Kadeer. Cette dernière, pas forcément connue par la jeune génération est devenue une star grâce à la pub chinoise. Accusée de tous bords, elle est non seulement sur la Une de tous les journaux qui lui consacrent toute une page, mais aussi à la télé et sur les écrans géants dans les Places du Peuple. Ces médias parlent tous les jours comment cette « diable » était mauvaise élève quand elle était en école primaire etc. Désormais même les petits connaissent cette dame.


Quant aux Ouïghours, la perte est très lourde. Victime en sois en perdant dix milliers de jeunes, la plupart originaire des autres villes (les jeunes d’Urumchi sont enfermés chez eux par leur famille au moment de la manifestation selon les informant), ils sont devenus un cible d’attaque des civils chinois. Ces derniers, persuadés que c’est eux la victime grâce aux médias officiels, ne rendront pas la vie facile aux Ouïghours avec leur 83% de la population dans la capitale. La fabrication de passeport, une porte désormais totalement fermée aux Ouïghours. Ascension sociale, l’espoir encore moins. L’existence ou résistance, un grand point d’interrogation. Le chef de police de la Région et le secrétaire général de la capitale sont limogés, et on parle d’un prochain départ de gouverneur Wang Lequan. Les Ouïghours ne s’intéressent pas à ces changement de poste : le loup part, le tigre le remplace. Maintenant si le tigre part, certainement un autre encore pire le succède. La Région est un trésor, on n’y quitte pas sans remplir les poches.


Pékin doit reconnaître ses erreurs dans sa politique envers ses régions spéciales. Est-ce que le gouvernement chinois est capable de revoir sa politique de 60 ans et de parler d'une ouverture réelle? à voir.Mais à priori, la réponse est "Non". Peut être Pékin est à la recherche d'une baguette magique, qui sait. On ne sait jamais à quoi pensent réellement ces Chinois.

Par Ouïgour
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Mardi 8 septembre 2009

Après les affrontements interethniques entre les Chinois et les Ouïghours début juillet, une affaire de seringue a troublé la sécurité précaire de la capitale. Selon les informations révélées par les autorités chinoises, 531 personnes auraient été attaquées par des seringues inconnues.  Bizarrement, les autorités régionales n’ont révélé cette affaire que le vendredi 4 septembre après la violente manifestation des Chinois d’Urumchi.


Ces manifestants qui dénoncent l’insécurité dans la capitale depuis le 5 juillet dernier, ont demandé  la démission du Secrétaire Général du PPC du Xinjiang, Wang Lequan, au pouvoir depuis 15 ans, qui n’avait pourtant cessé d’accuser Rebiya Kadeer comme l’organisatrice des troublements sanglants d’Urumchi début juillet.


Selon les témoignages recueillis par la Radio Free Asia, les manifestants chinois ont encerclé les principales avenus de la ville à partir de 2 septembre, les forces d’ordre ont réussi à les disperser seulement le 5 septembre dernier après l’attaque violente de ces manifestants sur les Ouïghours, causé au moins 5 morts et 15 blessés.


Bien que les victimes d’attaque seringue soient aussi les Ouïghours, le ministre de sécurité publique de la Chine, Ming Jianhua  a rejeté la faut encore sur les Ouïghours sans pouvoir fournir aucune preuve dans sa conférence de presse à Urumchi le 4 septembre.  Or juste avant la déclaration officielle de l’affaire seringue, une affaire similaire a été révélée dans une école primaire : nombreux élèves Ouïghours ont été victimes d’une vaccination infectieuse. Les autorités sanitaires d’Urumchi ont admit l’hospitalisation de ces élèves, mais sans faire de bruit selon la RFA.


La tension monte au sommet à Urumchi : tous les Ouïghours qui se trouvent dans la rue sont fouillés par la police. La population d’Urumchi est priée de rester chez elle, les institutions et les écoles sont fermées. La relation entre les Chinois et Ouïghours est encore plus dégradée : les Chinois ne mangent plus aux restaurants ouïghours, les Taxi chinois ne s’arrêtent plus aux clients ouïghours. Quant aux Ouïghours, ils n’achètent plus rien aux super marchés chinois. Les familles ouïghoures ont commencé à transférer leurs enfants aux écoles du quartier ouïghour. Et les Chinois qui résident au quartier ouïghour, commencent à vendre leur appartements aux Ouïghours au petit prix pour retourner en Chine intérieure.


Selon les témoignages des autres villes, la relation entre ces deux ethnies est également gravement dégradée dans les autres villes. Une malaise s'installe dans les institutions où les fonctionnaires Chinois et Ouïghours se côtoient.

Par Ouïgour
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Lundi 13 juillet 2009
Le 10 juillet dernier, une troisième manifestation a eu lieu après la prière de vendredi devant la Mosquée Blanche dans le quartier ouïgour à Urumqi.

Les manifestants ont crié des slogans comme "Nous voulons la liberté!", "Libérez les prisonniers innocents!". Associated Press apporte que l'une des manifestants qui s'appelle Medine Ahtem a expliqué aux journalistes étrangers en anglais le danger dans lequel vivent son peuple. Elle a également demandé aux journalistes de rester avec les manifestants.

Un autre jeune manifestant a accusé le gouvernement de laisser les meurtres cantonnais en dehors de loi. Très vite, les manifestants sont encerclés par les forces de l'ordre. Ces derniers les ont arrêté et ils ont dispersé les journalistes.


La Chine a déployé un maximum de moyen militaire pour réprimer la manifestation de 5 juillet dernier à la capitale ouïgoure et a causé officiellement 184 morts et plus d'un millier des blessés. Les sources non confirmées apportent que les hôpitaux auraient reçu l'ordre de ne pas accepter les blessés ouïgours,ce qu'on ne peut pas exclure cette éventualité pour montrer aux médias le nombre de blessés plus important que celui des ouïgours. Lors de massacre de Gouldja en février 1997, les blessés ouïgours étaient refusés devant nos yeux par les hôpitaux qui avaient fermé leur porte.Plus de 1400 arrestations, très majoritairement ouïgour, sans doute, les journalistes étrangers sont surpris de cette troisième manifestation dans une ville sous couvre-feu.

Les autorités chinoises avaient déclaré le retour au calme dans la capitale. Jeudi soir, le gouvernement a ordonné à fermer les mosquées pour la prière de vendredi en demandant aux ouïgours de prier chez eux. Les mosquées sont prises sous contrôle policière.

Selon AP, Reuters et BBC, malgré l'ordre de fermeture des mosquées, il y'avait nombre important des fidèles qui se rendent devant les mosquées, certaines mosquées sont reouvertes afin d'éviter un nouveau conflit. Un policier qui garde la Mosquée Blanche a informé le journaliste d'AP qu'ils étaient obligés de rouvrir la mosquée devant la foule qui insiste.
Par Ouïgour
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Samedi 11 juillet 2009

La chaîne de télévision KANAL D a contacté un jeune ouïgour d’Urumchi le 8 juillet dernier. Voici la vidéo de l’interview. La retranscription de témoignage est donnée au dessous de la vidéo :


 

Deux étudiants ouïgours sont tués par un groupe de chinois:


T : La police ne laisse pas sortir dehors. Si on sort, on ne peut plus rentrer à la maison et les gens sont en trains de mourir sous le coup des chinois. Toutes les rues sont pleines du sang, partout, plein de corps morts, on ne sait pas qui est vivant qui est mort...


Journaliste : Vous êtes où en ce moment ?


Témoin : Je suis resté à la maison, j’obtiens ce qui se passe uniquement par téléphone. En plus les lignes téléphoniques sont coupées, j’utilise le téléphone satellite. Tout est sous contrôle de l’Etat. On ne sait même pas le sort de notre voisin. On ne sait pas on sera mort ou vivant tout à l’heure.


Journaliste : Est-ce que les turcs (ouïgours) restent en groupe ou séparés ?


Témoin : Les gens qui sont restés à la maison ne peuvent pas sortir. Dehors, autour du quartier de la gare ferroviaire, il y a environs 2-3000 ouïgours restent en groupe. Hier soir, les jeunes chinois ont attaqué les maisons ouïgours autour du quartier et on tué une centaine. Ils ont égorgé une femme avec deux enfants et ils l’ont jeté dans la rue toute nue. Impossible de rester séparément ou même pas un petit groupe, sinon tout de suite seront tués par les chinois.


Journaliste : ça s’est passé à la gare ferroviaire ?


Témoin : oui, dans le quartier de la gare ferroviaire.  Depuis trois-quatre heures, les hélicoptères surveillent au dessus du quartier ces grands groupes ouïgours.


Journaliste : Si vous restez à la maison, pour vos besoins quotidiens comment vous faites ?


Témoin : On ne peut pas sortir, on nous a ordonné de rester à la maison. Selon ce que j’ai entendu que l’Etat a donné un bilan de 160 morts, à mon avis et au moins selon tout ce que j’ai vue depuis dimanche, le nombre de mort est autour de 8-900. En plus, là-dans, les chinois qui sont morts ne dépassent pas 30, le reste est des ouïgours. Et…


Journaliste : Oui, continuez…


Témoin : Le premier jour au moins 200 morts. C’était purement une manifestation pacifique, c’est après qu’elle est devenue à un affrontement. J’étais là.


Journaliste : mais comment vous faites pour vos besoins quotidiens si vous ne sortez pas ?


Témoin : Pour l’instant on se débrouille avec tout ce qu’on a à la maison. Mais, là le plus important ce n’est pas nos besoins matériels, mais surtout notre vie. On peut être attaqué même à la maison à tout moment par les chinois.


Journaliste : Quelle est votre identité ? Vous êtes chez vous en ce moment ?


Témoin : Je suis chez moi, mais je ne peux pas donner mon nom.


Journaliste (vers les téléspectateurs) : Vous êtes en trains d’assister à un témoignage direct d’Urumchi sur ce qui se passe en ce moment au Turkestan Oriental…


Témoin : Les télévisions ont montré les images données par les chinois. Ils ont montré les blessés chinois, mais ce n’est pas la vérité. Personne ne parle de la vérité, il y a tellement de chinois à Urumchi par rapport aux ouïgours, comment c’est possible d’avoir autant de victime chinois ? Effectivement le premier jour, le 5 juillet, un petit groupe d’ouïgour ont attaqué les chinois, mais par rapport le nombre de victime ouïgour, ce n’est rien du tout. Les images qu’on peut voir par la télé chinoise c’est uniquement ce petit groupe, on pense même que c’est un engagement de l’Etat pour faire une scène, un piège. Nous sommes en trains de mourir publiquement dans la rue, et personne n’en parle.  Et l’Etat ferme les yeux devant les meurtres commis par les chinois dans la rue….

Par Ouïgour
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Mardi 7 juillet 2009

Le gouvernement d’Urumchi qui ressemble à celui de Vichy, guidé par Nur Bekri, le général Pétain version ouïgoure a démentie les attaques sanglantes chinoises contre les ouïgours à Shaoguan et il a accusé la manifestation d’une agitation violente organisée et planifiée en avance.

 

Dans une conférence de presse donnée par CCTV sur les récents affrontements à Urumchi, Nur Bekri sans lever sa grosse tête de son texte, écrit par qui qu’on ignore, a qualifié l’attaque de Shaoguan d « ‘un affaire accidentel ». Par contre, la manifestation est planifiée, organisée soigneusement.

 

Selon ce Pétain ouïgour, l’affaire Shaoguan est la conséquence d’une blague maladroite des ouvriers ouïgours auprès d’une ouvrière chinoise qui s’est trompée de chambre.  La raison pour laquelle les ouvriers chinois ont envahi les dortoirs ouïgours. Nur Bekri a essayé d’expliquer que dans l’affaire Shaoguan, il y a la responsabilité des ouïgours aussi, donc qu’il est normal d’avoir autant de dégât.  Or le gouvernement de Shaoguan avait déjà déclaré que c’était une rumeur et que la personne qui l’a inventé était arrêtée. Visiblement, Nur Bekri n’est pas bien au courant de ce qui s’est passé.

 

En minimisant l’affaire Shaoguan, ce traitre qu’on n’a jamais vu auparavant a accusé la manifestation d’Urumchi d’une violence organisée par les forces extérieures comme les dissidents et l’intérieur comme les sites populaires ouïgours comme www.bizuyghur.com et www.diyarim.com . En profitant de cette manifestation, Nur Bekri a bien vengé sur le chercheur indépendant Ilham Tohti qui est l’administrateur du site « Nous sommes ouïgours ». Mr Tohti avait déploré d’incapacité de gouvernant Nur Bekri lors de sa visite officielle en France en mai 2009. A cause de ces déclarations, de retour au pays, Mr Tohti était resté sous surveillance pendant un mois et son site était fermé pour la sixième fois.  Selon les sources de Radio Free Asia, Ilham Tohti était interpellé le lendemain de la manifestation et depuis aucune nouvelle de lui.

 

Nur Bekri s’est exprimé pour la première fois sur l’affaire Shaoguan 11 jours après l’incident. Si les ouïgours sont déçus de sa réaction très tardive, le contenu de son discours les a rendus furieux.  Il est évident que nous ne pouvons pas espérer de bonne volonté de la part d’un lâche collabo.

Voir l'article sur les dirigeants actuels de la région ouïgoure.

Par Ouïgour
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Mardi 7 juillet 2009

Les autorités chinoises de la région ouïgoure ont donné une « explication convenable » sur la révolte d’Urumchi qui a eu lieu le 5 juillet 2009.


Les images montrent les blessés chinois et les « méchants ouïgours » qui brulent les voitures et qui attaquent les « innocents civiles chinois ».


Et la Chine accuse les dissidents ouïgours en étranger d’organiser ces émeutes contre le pouvoir chinois. Sans aucune honte !!!


Or ces manifestations qui se sont élargies aujourd’hui vers les grandes villes comme Gouldja, Aksu et Kashgar n’ont guerre besoin d’une pousse extérieure. Les évènements depuis quelques mois suffisaient  déjà largement à une confrontation violente entre les ouïgours et les autorités.  Personnellement j’étais étonné de la patience des habitants de la région après tant d’humiliation répétée depuis deux mois.


Il ya environs plus d’un mois, dans une école primaire de Yarkent, une ancienne ville de la région de Kashgar, un professeur chinois a violé une vingtaine de fillette ouïgoures. Les petites filles n’ont pas osé au départ à révéler l’affaire sous le menace de cet instituteur, mais la dernière victime a raconté ce qui s’est passé à ses parents. Les parents ont immédiatement porté plainte contre l’instituteur chinois. L’affaire a causé la grande colère des ouïgours de toute la région. Le violeur aurait été arrêté, puisqu’il est limogé de son poste, mais rien de plus. Plus aucune nouvelle par la suite. Jamais dans l’histoire ouïgoure, ce peuple avait toléré les violences sexuelles exercées sur leurs femmes.  Les sites internet, les forums ouïgours étaient remplis des cris en colère, de sentiment d’humiliation.  Depuis 2006, les jeunes filles des villages du Sud de la région étaient forcées à travailler dans les usines en Chine, loin de leur famille, loin de leur région. Cette politique était vue par les ouïgours comme une politique destructeur contre la démographie ethnique.  

 

Au milieu du mois de juin, la ville de Kashgar, le témoin de la route de la soie a été rasé pour être remplacée par les gratte-ciels  malgré les appels, les pétitions lancées par les militants de droit de l’homme. Le jour où le grand Khanika de Kashgar, le monument historique de 13ème siècle dont le site était classé comme le lieu historique en haute protection par la Chine, démoli, les ouïgours ont pleuré. Toujours via à l’aide des forums, ils expriment leurs faiblesse devant toutes ces humiliations.

 

Enfin l’attaque soudaine des ouvriers chinois le 26 juin dernier dans la nuit. Plus de 6000 ouvriers chinois et la bande mafia d’une usine des jouets à Shaoguan ont encerclé les 800 ouvriers ouïgours, homme et femme tout confondu. Les autorités ont déclaré deux morts et 89 blessés ouïgours, mais les victimes réclament une cinquantaine de mort et centaine de blessés. Les images violentes qui montrent la violente attaque menée contre les ouïgours a aggravé la colère. Tous les sites internet et forums se sont fait en noir et blanc pour exprimer leur deuil et leur solidarité avec les victimes de Shaoguan.  J’étais frappé par le ton des articles qui demandent aux ouïgours de garder leur sang froid face à ces humiliations répétitives. Toute la région a attendu pendant une semaine une réaction des autorités : rien, mais rien. Aucune explication, aucune excuse, aucune publication. Non, ce sujet est fermé, les agresseurs sont libres de toute accusation.

 

Je ne cite pas d’autres nombreux incidents, arrestation sans justification, agression, l’orgueil des civils chinois dans la région devant les ouïgours qui doivent supporter tout cela sans rien dire… Nous ne sommes pas une troupe de mouton obéissant même si nous mangeons des moutons. Nous sommes des êtres humains qui avons envie de révolter, de protester lorsque nous sommes opprimés, violés, humiliés.

Par Ouïgour
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Lundi 6 juillet 2009

Selon le dernier bilan publié par l’Agence Presse Chinoise, les affrontements entre les manifestants ouïgours et les forces de l’ordre a fait 140 morts et plus de 800 blessés à Urumchi, la capitale ouïgoure le 5 juillet 2009. Ce bilan qui est officiel nous fait réfléchir aux nombres exacts des victimes.


Les habitants d’Urumchi qui ont publié des notes dans les forums informent que la manifestation est tournée à l’affrontement violent après le tir sur la foule de force d’ordre. Ce dernier aurait utilisé le tank et autre l’arme lourde.

 

Juste avant cette manifestation, tous les sites internet ouïgours s’étaient fait en noir et blanc pour exprimer leur deuil sur la mort et l’humiliation des ouïgours à Canton. Tous les sites étaient remplis des notes de deuil, des poèmes. Nombreux internautes appelaient les jeunes de garder leur sang froid.

 

Aujourd’hui le 6 juillet 2009, tout contact est coupé avec la région ouïgoure. Nous n’arrivons plus à téléphoner nos familles, non seulement avec Urumchi mais aussi avec les autres villes.  Selon les informations données sur les sites hier, une manifestation devrait avoir lieu à Gouldja aujourd’hui, mais visiblement cela a été évité. Aujourd’hui aucun site ouïgour n’est accessible.  

Par Ouïgour
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Dimanche 5 juillet 2009

Aujourd’hui à 17h l’heure d’Urumchi, des milliers des jeunes ouïgours, essentiellement d’étudiant sont descendus dans la rue. Ils demandaient au gouvernement de rendre la justice sur l’attaque sanglante commise contre les ouvriers ouïgours à Canton le 26 juin dernier.


Les étudiants provenant des différentes universités d’Urumchi sont rassemblés devant la place du peuple de la Ville. Plus tard, ils sont rejoints par les autres ouïgours.  Selon le témoignage sur place, les manifestants sont très rapidement atteints à 20, 000. Ils réclament l’arrestation des meurtres des victimes ouïgoures et l’annulation immédiate de la politique de déportation de la main-d’œuvre ouïgoure en Chine.


En une demi-heure, les forces d’ordre et l’armé sont arrivés et les arrestations ont commencé. Le témoin qui téléphone au « Est Turkestan Information Center » affirme que beaucoup de manifestants sont déjà arrêtés.


Les manifestants se sont montrés très hostiles à l’égard des forces d’ordre. Ils ont brulé deux voitures de police.  29 manifestants ont trouvé la mort sous le feu de l’armé.

Les manifestants avaient décidé de mener la manifestation à partir de Place du Peuple, et d’aller jusqu’au Grand Bazar pour appeler les habitants des quartiers ouïgours. Mais très vite, ils sont encerclés par la police, ils n’ont pas pu avancer.


La manifestation est tournée vers l’affrontement violent entre les forces d’ordre et les manifestants sur la Place du Peuple. La police a également encerclé les universités pour empêcher le reste d’étudiant de sortir du campus.  L’affrontement continue.

Par Ouïgour
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Lundi 15 décembre 2008

Selon un reportage publié sur de nombreux sites sinophones et anglophones aux Etats-Unis, le fameux attentat de Kashgar, qui a causé la mort de 16 policiers et qui a fait 16 blessés en août dernier, juste avant les JO de Pékin, n’est en réalité rien d'autre qu’une « fabrication chinoise ».

Ce jour-là, les autorités chinoises avaient déclaré qu’un camion était venu, visant les gendarmes qui s'entrainaient, et qu'il s’était écrasé sur eux. Les autorités avait alors accusé les « terroristes ouïgours » d'avoir commis cet attentat inhumain afin de détruire les JO de Pékin. Elles ont également expliqué que certains chauffeurs étaient descendus de camion, pour attaquer les gendarmes avec des couteaux et des bombes.  Les autorités ont compté 16 morts du côté des gendarmes, ce qui fait de cette attaque terroriste la plus meurtrière depuis les années 90.

Mais cet attentat terroriste de Kashgar apparait comme anormal, et ce dès le début, selon l’article publié sur le site DWNEWS, le 30 septembre dernier.  Les armes des terroristes ont d’abord été présentées comme étant des grenades. Ensuite, ce n’étaient plus des grenades mais des bombes, et, enfin, c’étaient le camion ainsi que des couteaux. L’identité des deux terroristes a été révélée : il s'agissait d'un chauffeur de taxi de 28 ans et d'un vendeur de légumes de 33 ans, tous les deux étant des ouïgours. Ensuite, comme tous les sujets sensibles, cette affaire a progressivement été oubliée du public.

Mais les journalistes du « New York Times » ont quant à eux trouvé trois touristes étrangers qui avaient photographié la véritable scène, et ces photos ont été publiées pour la première fois par l’agence Associated Presse.

Ces trois touristes ont également raconté au journaliste du « New York Times » ce qu’ils avaient réellement vu, et leur version des évènements est complètement différente de celle véhiculée par les autorités chinoises. L'un d’entre eux a même pris 27 photos de la scène, photos qui confirment leurs propos. 

Le 29 août, le « New York Times » a publié un reportage du journaliste Edward Wong, intitulé « Les doutes montent sur le compte d’un attentat en Chine ». Cet article montre clairement le décalage existant entre ce qui est raconté par les trois touristes par rapport aux dires des autorités chinoises, surtout que ces témoins affirment n'avoir entendu aucune explosion de bombe. De plus, les terroristes qui ont utilisé des couteaux et qui ont coupé les bras des gendarmes étaient, selon eux, également des gendarmes. Ils affirment qu’ils ont vu très clairement que l’homme qui a attaqué ces policiers était habillé du même uniforme vert.


Ce témoignage soulève plusieurs questionnements : Pourquoi les gendarmes ont-ils utilisé des couteaux ? Est-ce parce qu’ils voulaient se venger ? Est-ce parce que certains des agresseurs se sont déguisés en gendarmes ? Ou encore était-ce un conflit intérieur entre les gendarmes ?  En effet, un témoin affirme qu'un groupe de policiers s'est attaqué à d'autres policiers.
Par peur d’être agressés par le gouvernement chinois, ces quelques témoins n’ont pas voulu révéler leur identité.
Les autorités chinoises n’ont, quant à elles, pas voulu se prononcer par rapport à ce témoignage.
L’attentat du 4 août n’a été que le début d'une série de cinq attentats, commis l'un après l'autre à Kashgar. Le gouvernement chinois a évidemment attribué tous ces attentats aux séparatistes ouïgours.  Selon les autorités, ils auraient coûté la vie à 21 gendarmes ainsi qu'à un civil dans leur totalité.

Le 5 août dernier, le secrétaire du parti de la région de Kashgar, Shi Da Gang, a affirmé que les terroristes étaient deux ouïgours, un chauffeur de taxi et un vendeur de légumes. Il a ajouté que l'attentat aurait fait 16 blessés parmi les gendarmes.  Shi Da Gang raconte que ce jour-là, un homme conduisait le camion, et que l’autre s'est mis à courir en direction des gendarmes avec une arme à la main. Il dit qu’avant d’être capturés, ces deux hommes ont eu le temps de lancer tous les deux une bombe.  Après l’arrestation, les gendarmes ont découvert sur ces deux hommes neuf bombes ainsi que des couteaux.

Shi Da Gang n’a cependant jamais indiqué que les terroristes étaient habillés en uniforme de gendarmes, ce qui n'a d'ailleurs pas été non plus relevé par les autorités chinoise. Le journal anglophone « Le Matin », de Hong Kong, avait quant à lui évoqué l’utilisation de policiers locaux, mais il refuse désormais de parler de cette question.
Depuis longtemps, la Chine a l'habitude d'attribuer tous les actes anti-chinois qui se déroulent dans la région ouïgoure à un groupe méconnu, intitulé le « Mouvement Islamiste du Turkestan Oriental ».

Mais la version qui a été racontée par quelques témoins qui ont vu la scène ne correspond pas du tout à la version officielle. Le 26 août dernier, quand un journaliste avait demandé à un ouïgour, qui était passé en voiture devant le lieu de l’attaque, s’il considère que ce sont des terroristes qui ont planifié l’attentat, l’homme a répondu : « ils parlent d’une chose, nous parlons d’une autre ». De la même manière, les autres ouïgours qui ont répondu au journaliste affirment que les agresseurs avaient subi des injustices, et c’est la raison pour laquelle ils se sont révoltés.

Les trois témoins étrangers disent qu’ils ont pu voir tout ce qui s’est passé depuis l’Hôtel Barony, qui se situe en face de l’avenue où se trouvent le bâtiment officiel de la gendarmerie ainsi que le petit hôtel où s’est déroulé l’attentat. Comme nous l'avons déjà évoqué, l'un de ces touristes a pris des photos de l'évènement, et trois d'entre elles ont ensuite été publiées par l’Agence Associated Presse. Il a livré les 24 autres au « New York Times ».

Le touriste qui a pris ces photos explique que le 4 août, à 8h du matin, alors qu’il rangeait son sac à dos à côté de la fenêtre, il a entendu un bruit de collision. Quand il a regardé dehors pour voir ce qui se passait, il a vu un gros camion se jetter contre un groupe de gendarmes après avoir heurté un pilier. Les autorités chinoises disent quant à elles que ce camion a attaqué un groupe de 70 gendarmes, qui couraient dans la rue.  

Ce photographe a raconté qu'ensuite, le camion a heurté un poteau de ligne électrique, ou un poteau téléphonique, et s’est finalement écrasé contre la grande porte d’un autre hôtel, dans la même rue, l'hôtel Yi Quan. Un homme, habillé d'une chemise blanche avec des manches courtes, est alors descendu du siège du chauffeur. Une fois hors du camion, étant gravement blessé, il n’a pas pu se lever et il est donc resté à terre pendant 4-5 secondes.

Le photographe est immédiatement sorti de sa chambre pour aller chercher ses deux compagnons de voyage (un ami et un membre de sa famille), qui résidaient dans une autre chambre. Ils avaient eux aussi entendu des bruits, et couraient déjà dans le couloir. Les trois hommes se sont précipités vers la fenêtre de la chambre du photographe, ce dernier expliquant qu’il a quitté la chambre une minute seulement. Or, quand ils sont revenus, le chauffeur de camion n’était déjà plus là.

Son ami raconte les faits ainsi : « La première chose que j’ai vu, c'est le gros camion devant le bâtiment qui nous faisait face. 15 hommes environ étaient tombés à terre. Leurs habits étaient en désordre, et l'un d'entre eux, qui ne bougeait plus et gardait la tête baissée, était maculé de sang et sa blessure paraissait assez grave »

Ce témoin continue : « C’était très étrange, j’ai senti quelque chose de bizarre. Je me demandais ce qui s’était passé ».

Ces trois témoins racontent qu’ensuite, les choses sont devenues encore plus étranges. Ils ont vu deux hommes, habillés en vert, qui tenaient des couteaux et qui ont commencé à s'attaquer à ceux qui étaient par terre, et qui étaient pourtant habillés du même uniforme.

L’ami du photographe dit que lorsqu’il a vu ces deux hommes, habillés en uniforme de gendarme, qui s'attaquaient à des hommes qui étaient vêtus du même uniforme, il a senti que quelque chose de vraiment bizarre se déroulait ici.

 Ces trois témoins étaient véritablement choqués, ils se regardaient avec terreur et se demandaient : « Pourquoi ces deux gendarmes coupent les bras de leurs camarades ? »

A ce moment là, le photographe a pris son appareil numérique, il s'est caché derrière la fenêtre et a commencé à prendre des photos. La première photo a été enregistrée à 8h04, la dernière à 8h07. La première n’est pas vraiment nette, car le photographe a été dérangé par des arbres qui lui cachaient la vue. Mais malgré la qualité de la photo, on peut tout de même voir quelques gendarmes à terre, entourés d'autres restés debout.

Ce photographe raconte que deux gendarmes se sont agenouillés en direction de son hôtel, avec leurs bras attachés dans le dos. Un autre gendarme a commencé à les frapper avec des couteaux.

Le photographe continue : "Le visage de l’homme qui frappait à l'aide de son couteau était plein de sang, tout comme celui de nombreux autres gendarmes. D'autres marchaient dans la rue, comme s'ils étaient perdus. D'autres encore restaient assis dans la rue. Je crois qu’ils étaient probablement terrifiés. Quelques uns couraient dans la rue en se tenant le cou."

Ces trois touristes racontent que pendant que tout cela se déroulait, le camion est resté immobile tout en faisant un petit bruit, comme s’il allait bientôt exploser. Des brouillards noirs commançaient à sortir de la partie avant du camion.

La façon de raconter la scène diffère quelque peu entre le photographe et son ami. Ce dernier a vu les deux hommes habillés de l'uniforme vert des gendarmes, qui coupaient les bras de ceux qui étaient à terre. L'un de ceux qui était à terre bougeait encore un peu, même s'il était apparemment gravement blessé.

La version du parent du photographe est encore légèrement différente des deux précédentes. Il dit qu’un homme en uniforme vert arrivait du côté du camion, qu'un gendarme s'est mis à courir vers lui et lui a coupé le bras. L’homme en uniforme a alors commencé à lui faire la même chose.

Ce proche du photographe affirme que l’homme en uniforme, qui a été blessé par couteau, est tombé par terre, et qu'ensuite un autre gendarme est venu pour lui donner des coups de pied.

Selon ce qui est raconté par ces touristes, il y a au moins un point qui reste clair malgré les différenciations qui peuvent exister entre les trois versions: ceux qui tenaient des couteaux étaient bel et bien des gendarmes, et non pas des bandits comme les autorités chinoises l'ont affirmé, parce qu’ils ont communiqué avec les autres gendarmes qui étaient sur place.

Les touristes disent que les attaquants munis de couteaux avaient une ou deux minutes devant eux. L’ami du photographe a également vu qu’un des gendarmes qui utilisait un couteau l’a tendu ensuite à un autre gendarme, qui tenait lui aussi un couteau. La photo prise par le photographe montre effectivement un gendarme qui tient deux couteaux.  Une autre photo montre qu’un gendarme tient une carabine portant un couteau, et ce genre d’arme est très rare en Chine.

Les touristes disent que les autres gendarmes ont fait semblant de disperser le foule, qui venait pour voir la scène. Et c'est à ce moment là qu'un des gendarmes a vu ce touriste étranger muni d'un appareil photo, à la fenêtre de l’hôtel d'en face.

Quelques touristes disent que cinq heures après l'évènement, les gendarmes ont fermé l’hôtel où ils résidaient, et ont commencé à interroger tout le monde. Les touristes disent que ces gendarmes n'étaient pas menaçants, mais qu'ils n’arrêtaient pas de demander qu'on leur donne les photos ainsi que les appareils. Le proche du photographe raconte : « Ils nous ont demandé si nous avons pris des photos, et nous leur avons répondu que non. Ils nous ont demandé si nous avions envoyé des emails à l'étranger, et nous avons encore répondu non. »

Le photographe a aperçu durant le repas de midi que les corps qui étaient couverts de tissu blanc étaient emportés dans des camions qui étaient équipés de wagons. L'après-midi, quand les touristes ont été autorisés à sortir, il a vu que des employés commençaient à nettoyer la rue avec des tuyaux d’eau.

Vous pouvez visualiser les photos sur le site du
New York Times.

Par Ouïgour
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Samedi 21 juin 2008


La flamme olympique a traversé quatre grandes villes ouïgoures du 17 au 20 juin 2008.

Arrivée par avion à Urumchi le 16 juin au soir, la flamme a d'abord été portée par le champion asiatique de boxe Abdushukur Abdurahman.

Le lendemain, la flamme a été amenée, toujours en avion, dans la ville de Kashgar, la seule étape qui se déroule dans le Sud de la région Ouïgoure. Les jours suivants, la flamme est passée dans les petites villes du nord Sandji et Shihanze, cette dernière étant la ville qui a été nouvellement créée par l’Armée Populaire de Libération. Ces deux villes, qui sont majoritairement chinoises, ont accueilli la flamme dans le plus grand calme.


A Urumchi comme à Kashgar, lors du passage de la flamme, les gens n'étaient pas autorisés à travailler, ni à se ballader dans la rue. Toutes les boutiques étaient également fermées. La flamme est passée dans un silence total.



Par Ouïgour
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