Urumchi, tension au sommet entre les Chinois et Ouïghours

Publié le par Ouïgour

Après les affrontements interethniques entre les Chinois et les Ouïghours début juillet, une affaire de seringue a troublé la sécurité précaire de la capitale. Selon les informations révélées par les autorités chinoises, 531 personnes auraient été attaquées par des seringues inconnues.  Bizarrement, les autorités régionales n’ont révélé cette affaire que le vendredi 4 septembre après la violente manifestation des Chinois d’Urumchi.


Ces manifestants qui dénoncent l’insécurité dans la capitale depuis le 5 juillet dernier, ont demandé  la démission du Secrétaire Général du PPC du Xinjiang, Wang Lequan, au pouvoir depuis 15 ans, qui n’avait pourtant cessé d’accuser Rebiya Kadeer comme l’organisatrice des troublements sanglants d’Urumchi début juillet.


Selon les témoignages recueillis par la Radio Free Asia, les manifestants chinois ont encerclé les principales avenus de la ville à partir de 2 septembre, les forces d’ordre ont réussi à les disperser seulement le 5 septembre dernier après l’attaque violente de ces manifestants sur les Ouïghours, causé au moins 5 morts et 15 blessés.


Bien que les victimes d’attaque seringue soient aussi les Ouïghours, le ministre de sécurité publique de la Chine, Ming Jianhua  a rejeté la faut encore sur les Ouïghours sans pouvoir fournir aucune preuve dans sa conférence de presse à Urumchi le 4 septembre.  Or juste avant la déclaration officielle de l’affaire seringue, une affaire similaire a été révélée dans une école primaire : nombreux élèves Ouïghours ont été victimes d’une vaccination infectieuse. Les autorités sanitaires d’Urumchi ont admit l’hospitalisation de ces élèves, mais sans faire de bruit selon la RFA.


La tension monte au sommet à Urumchi : tous les Ouïghours qui se trouvent dans la rue sont fouillés par la police. La population d’Urumchi est priée de rester chez elle, les institutions et les écoles sont fermées. La relation entre les Chinois et Ouïghours est encore plus dégradée : les Chinois ne mangent plus aux restaurants ouïghours, les Taxi chinois ne s’arrêtent plus aux clients ouïghours. Quant aux Ouïghours, ils n’achètent plus rien aux super marchés chinois. Les familles ouïghoures ont commencé à transférer leurs enfants aux écoles du quartier ouïghour. Et les Chinois qui résident au quartier ouïghour, commencent à vendre leur appartements aux Ouïghours au petit prix pour retourner en Chine intérieure.


Selon les témoignages des autres villes, la relation entre ces deux ethnies est également gravement dégradée dans les autres villes. Une malaise s'installe dans les institutions où les fonctionnaires Chinois et Ouïghours se côtoient.

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