Urumqi s'agite encore

Publié le par Ouïgour

Le 10 juillet dernier, une troisième manifestation a eu lieu après la prière de vendredi devant la Mosquée Blanche dans le quartier ouïgour à Urumqi.

Les manifestants ont crié des slogans comme "Nous voulons la liberté!", "Libérez les prisonniers innocents!". Associated Press apporte que l'une des manifestants qui s'appelle Medine Ahtem a expliqué aux journalistes étrangers en anglais le danger dans lequel vivent son peuple. Elle a également demandé aux journalistes de rester avec les manifestants.

Un autre jeune manifestant a accusé le gouvernement de laisser les meurtres cantonnais en dehors de loi. Très vite, les manifestants sont encerclés par les forces de l'ordre. Ces derniers les ont arrêté et ils ont dispersé les journalistes.


La Chine a déployé un maximum de moyen militaire pour réprimer la manifestation de 5 juillet dernier à la capitale ouïgoure et a causé officiellement 184 morts et plus d'un millier des blessés. Les sources non confirmées apportent que les hôpitaux auraient reçu l'ordre de ne pas accepter les blessés ouïgours,ce qu'on ne peut pas exclure cette éventualité pour montrer aux médias le nombre de blessés plus important que celui des ouïgours. Lors de massacre de Gouldja en février 1997, les blessés ouïgours étaient refusés devant nos yeux par les hôpitaux qui avaient fermé leur porte.Plus de 1400 arrestations, très majoritairement ouïgour, sans doute, les journalistes étrangers sont surpris de cette troisième manifestation dans une ville sous couvre-feu.

Les autorités chinoises avaient déclaré le retour au calme dans la capitale. Jeudi soir, le gouvernement a ordonné à fermer les mosquées pour la prière de vendredi en demandant aux ouïgours de prier chez eux. Les mosquées sont prises sous contrôle policière.

Selon AP, Reuters et BBC, malgré l'ordre de fermeture des mosquées, il y'avait nombre important des fidèles qui se rendent devant les mosquées, certaines mosquées sont reouvertes afin d'éviter un nouveau conflit. Un policier qui garde la Mosquée Blanche a informé le journaliste d'AP qu'ils étaient obligés de rouvrir la mosquée devant la foule qui insiste.

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