Témoignage: la Chine diffuse une version érronée des choses

Publié le par Ouïgour

La chaîne de télévision KANAL D a contacté un jeune ouïgour d’Urumchi le 8 juillet dernier. Voici la vidéo de l’interview. La retranscription de témoignage est donnée au dessous de la vidéo :


 

Deux étudiants ouïgours sont tués par un groupe de chinois:


T : La police ne laisse pas sortir dehors. Si on sort, on ne peut plus rentrer à la maison et les gens sont en trains de mourir sous le coup des chinois. Toutes les rues sont pleines du sang, partout, plein de corps morts, on ne sait pas qui est vivant qui est mort...


Journaliste : Vous êtes où en ce moment ?


Témoin : Je suis resté à la maison, j’obtiens ce qui se passe uniquement par téléphone. En plus les lignes téléphoniques sont coupées, j’utilise le téléphone satellite. Tout est sous contrôle de l’Etat. On ne sait même pas le sort de notre voisin. On ne sait pas on sera mort ou vivant tout à l’heure.


Journaliste : Est-ce que les turcs (ouïgours) restent en groupe ou séparés ?


Témoin : Les gens qui sont restés à la maison ne peuvent pas sortir. Dehors, autour du quartier de la gare ferroviaire, il y a environs 2-3000 ouïgours restent en groupe. Hier soir, les jeunes chinois ont attaqué les maisons ouïgours autour du quartier et on tué une centaine. Ils ont égorgé une femme avec deux enfants et ils l’ont jeté dans la rue toute nue. Impossible de rester séparément ou même pas un petit groupe, sinon tout de suite seront tués par les chinois.


Journaliste : ça s’est passé à la gare ferroviaire ?


Témoin : oui, dans le quartier de la gare ferroviaire.  Depuis trois-quatre heures, les hélicoptères surveillent au dessus du quartier ces grands groupes ouïgours.


Journaliste : Si vous restez à la maison, pour vos besoins quotidiens comment vous faites ?


Témoin : On ne peut pas sortir, on nous a ordonné de rester à la maison. Selon ce que j’ai entendu que l’Etat a donné un bilan de 160 morts, à mon avis et au moins selon tout ce que j’ai vue depuis dimanche, le nombre de mort est autour de 8-900. En plus, là-dans, les chinois qui sont morts ne dépassent pas 30, le reste est des ouïgours. Et…


Journaliste : Oui, continuez…


Témoin : Le premier jour au moins 200 morts. C’était purement une manifestation pacifique, c’est après qu’elle est devenue à un affrontement. J’étais là.


Journaliste : mais comment vous faites pour vos besoins quotidiens si vous ne sortez pas ?


Témoin : Pour l’instant on se débrouille avec tout ce qu’on a à la maison. Mais, là le plus important ce n’est pas nos besoins matériels, mais surtout notre vie. On peut être attaqué même à la maison à tout moment par les chinois.


Journaliste : Quelle est votre identité ? Vous êtes chez vous en ce moment ?


Témoin : Je suis chez moi, mais je ne peux pas donner mon nom.


Journaliste (vers les téléspectateurs) : Vous êtes en trains d’assister à un témoignage direct d’Urumchi sur ce qui se passe en ce moment au Turkestan Oriental…


Témoin : Les télévisions ont montré les images données par les chinois. Ils ont montré les blessés chinois, mais ce n’est pas la vérité. Personne ne parle de la vérité, il y a tellement de chinois à Urumchi par rapport aux ouïgours, comment c’est possible d’avoir autant de victime chinois ? Effectivement le premier jour, le 5 juillet, un petit groupe d’ouïgour ont attaqué les chinois, mais par rapport le nombre de victime ouïgour, ce n’est rien du tout. Les images qu’on peut voir par la télé chinoise c’est uniquement ce petit groupe, on pense même que c’est un engagement de l’Etat pour faire une scène, un piège. Nous sommes en trains de mourir publiquement dans la rue, et personne n’en parle.  Et l’Etat ferme les yeux devant les meurtres commis par les chinois dans la rue….

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