Quand un ouïgour à la tête du mouvement Tiananmen

Publié le par Ouïgour

Wuer kaixi. Son nom est écrit ainsi dans toutes les presses occidentales sans oublier préciser qu’il appartient à l’ethnie ouïgoure. C’est la transcription chinoise de son prénom Örkesh, signifie « le vague ; agiter ; monter», son nom de famille Dölet signifie « le pays ».

Né en février 1968, l’année historique en France, Örkesh est originaire de Gouldja, la ville connue pour ses rebelles. Il a grandi à Pékin et suivi ses études supérieures à l’Université de Pékin, le numéro deux des prestigieuses universités chinoises.

Un des trois leaders du mouvement Tiananmen en 1989, Örkesh était médiatisé dans le monde entier par son image télévisée dans laquelle il interpellait en pyjama le premier ministre de l’époque Li Peng. Il fuit ensuite à Hongkong, séjourne en France, et par la suite il arrive aux Etats-Unis où il fait ses études à l’Université Harvard.  Enfin il s’installe à Taiwan.


Lorsque la presse occidentale salue la position de Zhao Ziyang, le secrétaire général du PCC à l’époque de Tiananmen qui a pris la défense des étudiants grévistes, Örkesh l’accuse d’ethnocentriste. Un an avant ce massacre, les étudiants ouïgours des universités d’Urumchi avaient fait des manifestations en faveur de droit de l’homme. Le même secrétaire général avait donné son feu vert pour massacrer ces étudiants ouïgours sans tarder. Aujourd’hui personne n’en parle.


Örkesh fait partie aujourd’hui des intellectuels ouïgours de la diaspora qui revendiquent une vraie autonomie à la région ouïgoure au sein d’une Grande Chine démocratique.

Aujourd'hui avec les autres dessidents, Örkesh est à Paris:

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=CAC90026913

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