Vendredi 10 avril 2009 une universitaire brésilienne, professeur-chercheu r en université, a été retenue par les
services de la
police française à l¹aéroport Roissy Charles de Gaulle et a passé la journée en rétention parce qu¹elle n¹avait pas une attestation
d¹accueil officielle mais seulement une attestation d¹hébergement rédigée par deux universitaires français de l'Université Nanterre,Yves Bellenand etIdelette Muzart,comme ils l¹avaient
toujours fait pour tous leurs amis brésiliens qu'ils ont accueillis depuis de nombreuses années.
Malgré leurs interventions répétées ils n'ont appris son incarcération que vers 18 h et son expulsion avec 16 autres brésiliens et brésiliennes par le premier avion en partance pour Rio de Janeiro
à 21h50 le même jour.A propos, cette année 2009 est l'Année de la France au Brésil, avec force
commémorations officielles, visite du Président Sarkozy le jour de la fête nationale brésilienne, le 7 septembre, comme le Président Lula avait visité la France le 14 juillet 2005, pour l'Année du
Brésil en France, et aussi des colloques... parmi lesquels un colloque, que je co-organise, consacré aux "Réseaux intellectuels France-Brésil, 19e-20e siècle". Ces universitaires français se
demandent
combien faudra-t-il de "laisser-passer" pour que les Réseaux fonctionnentpour le 21e
siècle?
Ministres et conseillers de cabinet osent nous parler de l'"image de notre université à l'étranger",
que notre grève contribue, parait-il, à ternir.
Une histoire absolument vraie, comme celle-là, montre dans le monde entier une image de la France comme un état policier, soumis à l'arbitraire. Elle est arrivée à une collègue brésilienne, elle
peut se répéter demain pour n'importe quel invité à un colloque, n'importe quel ami étranger que nous invitons à passer une semaine ou deux à la maison, plutôt que de se ruiner à l'hôtel!
Déjà nos partenaires s'inquiètent et se bardent d'attestations et de documents ou même... renoncent à venir participer à un colloque en France ou à y passer une année d'études post-doctorales, trop
risqué! (Yves Bellenand etIdelette Muzart)
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