Taklamakan, Désert des Ouïgours

Publié le par Ouïgour

 

Voici les extraits de « L’occident sauvage de la Chine » sur Talamakan, publié par l’historien britannique Christian Tyler :

« Le Tarim et la Djoungarie couvre un territoire équivalent à la totalité de l’Europe occidentale…

Les objets et les écritures gravés sur les murs de Milles Caves sont découvertes pour la première fois par l’archéologue autrichien Aurel Stein près d’Urumchi, la capitale du Xinjiang. Elles montrent une grande affinité pour les hongrois et les chansons du peuple de ces terres, qui sont « Ouïgour », ressemblent beaucoup aux musiques folkloriques hongroises. …

Dans une autre version de la légende de Noah, Dieu aurait choisi non la Mésopotamie pour la grande inondation, mais bien le bassin du Tarim. Sans doute, les inventeurs des mythes ont été impressionnés par cette terre. Jusqu’à aujourd’hui, n’importe quel visiteur est impressionné par ce paysage naturel; l’endroit le plus sec du monde, formé aussi propre, tenu et secoué aussi bien par l’eau…

Si le Gobi nous rappel le paysage de la lune, tandis que le Taklamakan nous donne le paysage de la mer; plus inhabité que Gobi, il est l’un des endroits les plus vides et les plus dangereux sur la terre. Taklamakan, un vrai désert, un océan des gris-jaunes sables se forment des dunes qui s’étend jusqu’à la horizon. En se tenant dans son bassin géographique, sous ses citadelles de montagnes qui l’entoure de trois côtés, il a une ligne du rivage bien définie, ce qui donne une condition de vie sans complexe . Très simple, rien ne peux vivre sauf les bactéries inférieures. Les autorités chinoises diabolisent la réputation du désert en traduisant son nom « Taklamakan » comme « Tu rentre et tu ne sors jamais ». Cette interprétation de ce nom turc, très franchement répétées dans les ouvrages occidentaux, conduit à un sens incorrect. Dans le sens propre du nom, il n’y a rien d’unanime, même pas chez les ouïgours. Un linguiste turc né en Europe m’a expliqué que ce mot propre signifie « l’ancienne terre » ou « terre finie »….  »


Selon l’article du Wikipédia sur le désert du Taklamakan, l’auteur raconte que les ouïgours interprète ce mot comme une expression signifiant « Si tu entres, tu ne ressortiras jamais », ce qui est faux. Pour la majorité des ouïgours, le mot Taklamakan vient sans doute du mot « Takti Makan » qui signifie « pays reste sous terre », « pays sous terrain ». (Takti= sous, en dessous ; Makan= terre, pays en ouïgour). Cette interprétation correspond également à la découverte d’une ancienne ville datée d’au moins 4000 ans qui a été couverte par les sables.


Avec 337 000 km² de sable, 1 000 km d'ouest en est et 500 km du nord au sud, il est le troisième plus grand désert du monde après le
Sahara et le Kalahari. Ses dunes peuvent atteindre 40 m de hauteur. Elles auraient achevés leur formation il y a 70 000 ans. On y trouve aussi des plaines argileuses et des cailloutis. De l'hiver à l'été, les températures varient entre -40 et +50°C. Un tel climat prive les dunes de toute vie : il n'y a même pas de lézards ou de scorpions. (Wikipédia) Mais étonnamment, il y a des plantes comme tograk, appelé par les ouïgoures « fleurs du désert ».


Taklamakan, malgré tout, contient une très grande réserve pétrolière et est peuplé de plus en plus par les colons chinois. Les ouïgours sont très attachés à leur désert, qui représente la trace de l’histoire de leurs ancêtres. Des chansons, des poèmes sont consacrés à cet immense désert de l’Asie Centrale.

Taklimakan
Interprétée par Xiraly Abdureshit


 

(Traduction en français)


Au Taklamakan, dans le désert,

J’ai une maison.

Même si on la couvre en sable,

Le vent ouvre ma maison.


Lorsque tu vole dans le ciel,

Les fleuves secs rient de joie.

Je suis seule comme une épine,

Mon aimée au désert, elle reste là.


Ohhhhhhhhhhhhoooooo Ma chanson,

Ohhhhhhhhhhhhoooooo Ma misérable chanson


Au Taklamakan, dans ce désert,

Il y a des mirages partout.

Si tu ne fais pas attention,

Pense à préparer ta tombe.


Je suis immigré dans mon pays,

Je suis entouré de chagrin.

Ma chanson dans ce désert,

Part avec l’appel à la prière.


Ohhhhhhhhhoooooooooooooo, Ma chanson,

Ohhhhhhhhhoooooooooooooo, Ma pauvre chanson.

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l'Auteure 26/03/2009 18:32

Lol, bien vu André,
Effectivement beaucoup de jeunes chanteurs ouïgours sont très influencés par la flamenco. Souvent ils essayent d'inventer un nouveau stlye en mélangeant la musique ouïgoure avec le style flamenco. C'est particulièrement vrai sur les chansons de Erkin Abdullah, le prince flamenco de Pékin.
http://www.arkenmusic.com/

André Daumas 22/03/2009 15:51

C'est du flamenco revisité par Sony Universal ?

Sylvie Lasserre 02/03/2009 13:47

Cette chanson est magnifique ! Merci pour la traduction ! Merci aussi pour ces éclaicissements quant à l'origine du mot Taklamakan. Eh oui c'était habité autrefois, on y cultivait même du blé. Confer les momies somptueuses trouvées sous les sables du Taklaman et que l'on peut voir au musée d'Urumqi.