La flamme olympique a traversé quatre grandes villes ouïgoures du 17 au 20 juin 2008.
Arrivée par avion à Urumchi le 16 juin au soir, la flamme a d'abord été portée par le champion asiatique de boxe Abdushukur Abdurahman.
Le lendemain, la flamme a été amenée, toujours en avion, dans la ville de Kashgar, la seule
étape qui se déroule dans le Sud de la région Ouïgoure. Les jours suivants, la flamme est passée dans les petites villes du nord Sandji et Shihanze, cette dernière étant la
ville qui a été nouvellement créée par l’Armée Populaire de Libération. Ces deux villes, qui sont majoritairement chinoises, ont accueilli la flamme dans le plus grand calme.
A Urumchi comme à Kashgar, lors du passage de la flamme, les gens n'étaient pas autorisés à travailler, ni à se ballader dans la rue. Toutes les boutiques étaient
également fermées. La flamme est passée dans un silence total.
Selon le site officiel chinois Legaldaily, trois personnes qui se font passer pour des militants du
mouvement indépendantiste ouïgour du Turkestan Oriental ont été arrêtées par la police dans la ville côtière de Qing Dao, dans la province de Shandong.
Selon la même source, il s’agirait des trois chinois qui ont menacé une institution publique par téléphone,
à 14h20 (heure locale) le 12 juin dernier, de causer une explosion sanglante si on ne leur versait pas immédiatement 28000 euros sur leur compte.
Ces trois chinois sont en fait des joueurs qui ont perdu toute leur fortune au jeu. Du fait des fausses
informations diffusées quotidiennement sur les « terroristes » du Turkestan Oriental, ces joueurs chinois en ont profité pour leur propre compte, et ont fini par être arrêtés le 14
juin.
Pour plus d'informations sur cette affaire : le site chinois Legaldaily:
L’homme fort de Kirghizie, représentant de la littérature kirghize ainsi qu'homme politique, nous a quitté le 10 juin 2008, dans un hôpital de la
ville de Nuremberg, en Allemagne.
Né le 12 décembre 1928 dans la région de Talas, au Kirghizistan, Aitmatov était un homme politique très actif, qui a notamment soutenu l’ex-Président Akayif durant son mandat,
de 1990 à 2005.
Il a déménagé en Russie en 1935, et c'est alors qu'il a commencé sa carrière d'écrivain. Il est devenu célèbre dès la publication de son premier livre, Djamila, en 1958.
Son livre Un jour qui est plus long qu’un siècle, publié dans les années 80, est ensuite devenu un véritable best-seller en URSS.
Il est célèbre tout autant pour ses essais philosophiques que pour ses romans, tels que Le Premier Maître, Bateau à vapeur blanc, ou encore Djamila,
qui ont tous été publiés dans plus de cent pays du monde entier. Le dernier roman de Tchinguiz Aïtmatov, La Fiancée éternelle, est sorti l'année dernière.
L'année 2008 a été proclamée année d'Aïtmatov au Kirghizstan, et sa candidature au prix Nobel de littérature a été présentée cette année par le Conseil permanent des ministres de la Culture des
pays turcophones (TURKSOY).
Par Ouïgour
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Qui a dit que la Chine n’aimait pas les
Etats-Unis ? C’est un pur mensonge. On aime l’Amérique pour au moins une raison : l’invention du terrorisme. Ah, quelle belle occasion pour notre pays pour se débarrasser des
séparatistes ouïgours ! Quel dommage que les Tibétains ne soient pas des musulmans mais des bouddhistes!
Même si l’Amérique des Etats-Unis est un monstre et
le rival principal de l’empire du milieu, sur cette question de lutte contre le terrorisme, nous sommes des frères. Grâce au terme « terroriste », le gouvernement chinois n’a plus
de souci avec ces ouïgours « ambitieux » qui rêvent d’obtenir l’indépendance de leur terre. Quel beau rêve ! Mais ils ne sont pas du tout réalistes ces « terroristes ».
Les Tibétains ont plus de chance qu’eux "à priori" avec leur vieux chef spirituel, et de ne pas être musulmans. Ils sont quand même plus intelligents que les ouïgours en demandant leur
autonomie, mais pas l’indépendance, même si on sait très bien que derrière cette « autonomie » il y a l’indépendance.
Dès qu’il y a un mouvement chez les Ouïgours,
on s'en débarrasse sans tarder. Personne ne vérifie la cause ni les conséquences puisqu’ils ont un grand chapeau intitulé « terroriste ». Même s’ils n'ont rien fait, on
invente nous-mêmes des « crimes terroristes » pour donner une image négative des Ouïgours. Car depuis quelques années, surtout à partir du moment où leur « chef », une femme
en exil aux Etats-Unis, a obtenu le prestigieux prix « Raftau » en 2005, après six années de séjour dans les caves chinoises, les organisations « terroristes » ouïgours en
étranger ont multiplié leurs activités pour attirer l’attention du monde.
En tout cas, nous remercions nos camarades américains
pour leur contribution à la stabilité de notre patrie. Contribution bien meilleure que celle des français, à qui on avait fait tant confiance... L’Amérique a bien mieux protégé la flamme
olympique que la France. Tant pis pour leurs Carrefours, les braves citoyens chinois continueront de boycotter les produits français tant que les français n'arrêteront pas de soutenir le Dalaï
Lama. Quant aux Ouïgours, eh, désolé, c’est la règle du jeu. Si vous étiez à notre place, auriez-vous abandonné ce trésor que nous avions dans la main ?
Au momentoù les patriotes chinois boycottent les marques françaises, notamment le Carrefour, les consommateurs ouïgours se sont montrés
extrêmement sympathiques à l’égard du supermarché français.
Implanté dans toutes les grandes villes chinoise, Carrefour a subi une semaine de boycott par ses clients locaux qui sont descendus dans
la rue, sans aucune intervention des forces de l’ordre. Les consommateurs ont boycotté contre le soutien de la France pour la cause tibétaine, notamment pendant le parcours parisien de la
flamme olympique.
Néanmoins, le magasin Carrefour d’Urumchi, la capitale de la région ouïgoure, a accueilli des clients ouïgours plus nombreux que
jamais depuis sa création dans cette ville. Lors de son implantation à Urumchi, le géant de la grande distribution avait recruté la moitié de ses employés parmi l’ethnie locale, les
ouïgours, pour pouvoir faire face à la concurrence des supermarchés ouïgours tels que « Arman » ou « Istanbul ». Ayant été déçus par les produits de Carrefour,
les consommateurs ouïgours ont continué à fréquenter leurs propres marques. Les produits vendus dans le magasin de marque française sont effectivement les mêmes que ceux qu’on peut
trouver dans n’importe quel grand distributeur chinois, alors que dans les magasins franchisés des marques ouïgoures, les produits sont souvent de fabrication locale ou d'importation
turque.
Mais cette fois, les clients locaux d’Urumchi semblent avoir changé leurs habitudes puisque depuis les appels au boycott, ils fréquentent
plus Carrefour que « Arman » ou « Istanbul ». Si vous allez à Urumchi, n’oubliez pas de faire une courte visite chez Carrefour, qui se trouve au cœur du quartier ouïgour
« Grand Bazar ».
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