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Jeudi 22 octobre 2009

La journée ouïghoure du 21 octobre était un vrai succès.  Le hall d’entrée du bâtiment Montréal était rempli des étudiants d’intérieur et d’extérieur de l’Université Paris 7, par les gens qui s’intéressent à la région.  La difficulté d’accessibilité du bâtiment à cause de son installation géographique n’a pas découragé les enthousiastes qui sont venus nombreux par curiosité.

 

Le programme du matin est démarré avec le film de Canadien Petr Lom, « On the Tightrope », un film qui parle des orphelins qui sont organisés par les amateurs d’acrobatie pour former des meilleurs funambules comme Adil Hoshur. Certains de ces enfants sans parents qui restent dans un orphelinat public avec le budget d’Etat  sont choisis par les ouïghours qu’espèrent transmettre cette culture millénaire à la jeune génération. Manque de budget pour l’organisation, l’entraînement, les biens découragent aussi bien les entraîneurs de bonne volonté que les petits funambules. Film montre bien la vie des élèves dans un orphelinat ou école publique où l’interdiction de la foi est la loi fondamentale, le lavage de cerveau des élèves dès leur petit âge…Bref, la vie quotidienne dans ce petit coin du monde.


Le fameux court métrage « ATA » de Cagla Zencirci et Guillaume Giovanetti  est présenté en présence de ces deux jeunes réalisateurs qui ont expliqué le contexte et les motifs de la réalisation du film. Vers 13h, la délicieuse cuisine ouïghoure a accueilli la chaleureuse visite des gourmands qui ont pu goûter également du thé ouïghour.

A la suite de la dégustation, un documentaire sur les sites touristiques de la région est projeté et deux étudiantes ouïghoures ont expliqué les points importants de la région en ce qui concerne ses structures géographiques, écologiques et socio-historiques.

 

Un dernier documentaire français réalisé par Mylène Sauloy en 1999 sur la préservation de la musique ouïghoure dans la région et chez les Ouïghours du Kazakhstan a clairement dessiné la richesse culturelle de ce peuple qui luttent en douceur pour garder leurs cultures et arts.


 


La journée est terminée avec l’applaudissement fort des spectateurs pour la musique jouée en doutar et la magnifique danse traditionnelle. Le vernissage de la jeune photographe Güzel ALIM dans le hall, a reçu également très bon retour des visiteurs.

 

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Samedi 17 octobre 2009
Une journée ouïghoure va être organisée par les étudiants en master Sociologie et Anthropologie de l'Université Denis-Didérot le mercredi 21 Octobre 2009. Très peu connue dans les universités française, la culture ouïghoure sera présentée aux étudiants (ou non) avec quelques projections de films, de débat, démonstration de la danse traditionnelle et d'initiation de la musique suite à une dégustation de la cuisine ouïghoure.


La journée commencera dès 10h du matin avec deux projections suivis d'un débat. Après une légère dégustation des desserts ouïghours, une autre projection aura lieu. Vers 16h, la danse et la musique tradtionnelle sera présentée par les étudiants ouïghours des autres universités.


Une exposition des oeuvres d'art réalisés par les étudiants ouïghours attendra votre visite d'abord pendant une semaine au campus de Javelo dans la rue de Tolbiac, ensuite elle prend relais pendant quelques semaines au campus de Grand Moulin.


L'heure: 10h-18h
Date: Mercredi 21 Octobre 2009
Lieu: Bâtiment Montréal
        107 Rue Tolbiac 75013
        (Métro 14 Terminus: Vous pouvez également prendre la rue Naionale de la sortie et continuer cette rue, première   à droite, montez l'escalier)
Ouvert à public, entrée libre
       
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Mercredi 14 octobre 2009
Des nouvelles du Turkestan oriental. Soirée animée par Sylvie Lasserre, grand reporter et spécialiste de l’Asie Centrale.
Organisée par la Maison d’Europe et d’Orient, en partenariat avec la Maison d’Asie Centrale, dans le cadre des Rencontres d’Asie Centrale.


A l’été 2009, de nouvelles émeutes ont ensanglanté Urumqi, la capitale du Turkestan oriental, autrement dit la région autonome du Xinjiang chinois. Le Turkestan oriental connaît un sort assez comparable au Tibet : annexé par la Chine en 1949, il endure la logique coloniale de Pékin, particulièrement depuis une dizaine d’années. Une colonisation tout d’abord démographique, par l’envoi massif de colons Hans, à tel point que les Ouïghours sont quasiment devenus une minorité sur leur propre territoire. Colonisation culturelle ensuite, avec l’instauration de nombreux obstacles aux pratiques religieuses, la destruction des quartiers anciens, l’interdiction de la pratique de la langue. Colonisation économique enfin, avec une discrimination dans tous les secteurs, et notamment celui de l’emploi. Pour ne plus confondre, comme notre ministre des Affaires étrangères, les Ouïghours avec les Yoghourts, une soirée à ne pas manquer.


 

Le programme détaillé est disponible sur le site de Sylvie Lasserre.

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Lundi 12 octobre 2009

Hier, avec le plein soutien de la ville de Faréberviller quelques associations franco-turques, franco-allemandes ont organisé une journée de solidarité au peuple ouïghour dans le Complexe Sportif Marcel Cerdan de la ville.

 


Une journée de kermesse turque était préparée par les habitants franco-turcs de la ville pour l’honneur d’un peuple opprimé et trop souvent oublié du monde. L’association franco-turque Unité a présidé l’organisation de la journée, l’association humanitaire WEFA d’Allemagne a promis de mettre tous dons collectés de cette journée exceptionnelle aux mains des Turkestanais. Cette dernière, déjà très active dans le monde de misère collecte des dons auprès des familles turques en Europe et les distribue directement aux populations en détresse dans le continent africain et dans le Sud-Est du continent d’Asie.  Certaines associations ouïghoures d’Allemagne et de la Turquie qui financent l’éducation supérieure des jeunes de la Région Ouïghoure avaient déjà bénéficié des aides de WEFA (selon  son directeur) dans les années précédentes.



Le groupe des musiciens Anadolu Günesim  s’est fait invité pour animer la journée avec leurs belles chansons folkloriques. Quelques musiques ouïghoures ont été également mises à l’attention du public. Deux représentants de l’Association des Ouïghours de France ont assisté et a présenté la situation de la région brièvement. Le maire de Faréberviller, Laurent KLEINHEINTZ  (PS) a fait un très joli discours en apportant tout son soutien pacifique et démocratique pour la cause ouïghoure. En effet, Faréberviller a prouvé sa position démocratique et protectrice de droit de l’homme en organisant en France pour la première fois une journée de solidarité au peuple ouïghour.



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Samedi 3 octobre 2009
Cela fait au moins 50 ans que nous restons spectateurs du drâme qui se passe au Turkestan Oriental. Le gouvernement chinois est en train de faire une véritable épuration ethnique du peuple Ouïghour, sous les yeux complices du monde entier.

JUSQU'A QUAND VA DURER CE MASSACRE ?

Nous organisons une journée de solidarité au peuple Ouïghour le 11 octobre 2009 à Farébersviller (57450).



Ce jour, des Ouïghours seront parmi nous et vont témoigner de ce qu'ils vivent là-bas : la censure, la répression, les condamnations sans fondement, les arrestations arbitraires, les massacres, la désinformation, etc.

En tant que citoyen du monde, quelque soit nos origines, nos convictions politiques, religieuses et autres, pouvons-nous accepter cette épuration ethnique ? L'Histoire ne nous sert-elle pas de leçon ?

Nos invités lors de cette journée :
- Association "Centre d'Information sur le Turkestan Oriental" (http://www.uygur.org)
- Association "Wefa" (http://www.wefa.org)
- Groupe "Anadolu güneşim" (http://www.anadolugunesim.com)
- ...

Au programme :
- Equipe folklorique Ouïghoure
- Conférences
- Témoignages
- Chants
- Saz
- Derviches tourneurs
- Nasreddin hoca
- Animations pour les enfants...


La restauration est prévue sur place et des ventes auront lieu (relatif aux traditions ouïghoures...). La totalité des bénéfices sera destinée au Turkestan Oriental.

Nous comptons sur votre présence,

Le président,
Serafettin GULDAL

Association Unité (birlik)
74 impasse des Hurlevents
57450 FAREBERSVILLER
Tel : 06.28.60.56.63
E-mail : association.unite@gmail.com
Site Internet : http://associationunite.free.fr/
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Mardi 29 septembre 2009

Le 25 septembre dernier, un restaurant ouïghour dans le quartier Xin Jie Kou de Pékin a été ciblé par une terrible explosion.


Le restaurant ouïghour « La Cuisine Kashgharienne » qui se trouve dans le quartier Xinjiekou à Pékin a été rasé de terre par une explosion qui a causé quatre blessés graves, dont trois employés de restaurants et une cliente. La police a attribué cet explosion immédiatement à la faute d’une gestion de gaz de restaurant.


Mais les commerçants qui ont vu l’explosion ont raconté qu’elle était tellement forte qu’ils ont l’impression que c’est une explosion de bombe. Les observateurs selon RFA pensent qu’une simple explosion du gaz ne peut pas causer autant de dégât.


Les blessés ont été amenés à l’hôpital du quartier. Les chambres dans lesquelles les victimes sont installées sont immédiatement contrôlées par la police et aucune visite n’est pas autorisée ni aux médias ni aux proches.  Les personnels de l’hôpital n’ont pas voulu répondre aux questions des médias qui ont téléphoné à l’hôpital.


Selon les autres restaurants ouïghours dans le même quartier, les contrôleurs avaient déjà visité ces restaurants  il y a un mois pour la sécurité de la capitale pendant la fête nationale du pays, le premier octobre, également le 60ème anniversaire de la République Populaire de la Chine. La cause du gaz que la police a insisté est donc peu probable.


Toujours selon les commerçants de la même rue, un groupe de jeune chinois seraient venus il y a une semaine dans le restaurant, ils auraient insulté les employés en disant « rentre chez vous les Xinjiang ren (souvent utilisé en Chine intérieure pour l’appellation des Ouïghours) » et ils auraient menacé les client et aurainet cassé les biens de restaurant.Le patron du restaurant avait averti la police qui leur auraient répondu: "on ne peut rien,pourquoi vous ne faites pas vos business chez vous?" 


Si c’était un restaurant chinois, Pékin aurait déjà attribué cette explosion à un groupe terroriste ouïghour, comme c’est un resto ouïghour, le terroriste est évidemment le gaz.

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Mardi 22 septembre 2009

Les évènements sanglants depuis le 5 juillet dernier à Urumchi ont laissé des très lourdes traces dans l’histoire contemporaine de la Chine et aussi dans celle des Ouïghours. La presse internationale a félicité d’une part une première ouverture médiatique du gouvernement chinois, qualifiant ce dernier d’avoir tiré une bonne leçon de ce qui s’est passé l’année dernière à Lhassa. En réalité, si on entre dans la vie réelle de la région ouïghoure depuis ce massacre, le gouvernement chinois n’a su gérer cette affaire ni au niveau interne ni à l’échelle internationale.

 

Malgré la censure totale et une limitation extrême pour les journalistes étrangers, le monde entier a diffusé pendant au moins une semaine ces informations venant de la Région comme l’actualité internationale du premier plan. La Une de tous les grands journaux n’ont pas arrêté d’informer, de commenter l’affaire plus ou moins objectif, bien que la plupart restent prudents dans leur tons vis-à-vis de la Chine. Pour la première fois depuis l’histoire, les Ouïghours sont connus mondialement, malgré, tristement, pour une raison tragique. Le racisme pervers des Chinois de Shaoguan, révélé par les journalistes du quotidien « Le Monde » qui montre combien ces ouvriers détestent leurs collègues ouïghours, juste parce qu’ « ils ressemblent physiquement aux étrangers avec leur poiles partout », la mésaventure du journaliste américain Joseph Mackertich (My days as an Uyghur), humilié à Shanghai par les Chinois qui l'ont cru comme Ouïghour, l’expulsion brutale des journalistes étrangers à Kashgar au lendemain de la manifestation d’Urumchi, l’interdiction aux hôtels ouïghours d’accueillir les étrangers, l’interdiction officieuse d’un contact entre les Ouïghours et les étrangers…etc. Tout cela n’a aidé qu’à « perdre la face » encore plus au gouvernement chinois sur la scène internationale sans oublier que comment il s’est ridiculisé en demandant au Festival des Films International en Australie de retirer un documentaire sur Rebiya Kadeer.


A l’échelle mondiale, le gouvernement chinois non seulement a perdu la face, la plus tragique des conséquences de ces massacres, la question ouïghoure s’est enfin révélée au monde. Désormais, tout le citoyen du monde sait qu’il n’y a pas seulement le problème Tibet en Chine, mais aussi celui d’Ouïghour. Sur ce point, la perte est très lourde pour le gouvernement. Même pendant le massacre de Guldja en février 1997, il avait réussit à cacher tout. Désormais, le moindre bruit ethnique sera médiatisé dans le monde entier et Pékin en a bien la conscience. Ce qu’il reste désormais pour les autorités chinoises est de jouer la carte « terroriste » avec toutes leurs intelligences. Nous l’avons vu il y a une semaine, la Chine a annoncé d’avoir trouvé un groupe terroriste dans la région.


Au niveau interne, la perte est encore plus lourde : jamais dans l’histoire, depuis la cohabitation des Chinois et Ouïghours, ces deux ethnies ne s’étaient pas haies comme aujourd’hui. Les Ouïghours qui sont revenus depuis quelques semaines racontent le malaise dans la vie quotidienne : pas de Taxi pour les Ouïghours, pas d’élève pour les classes chinoises. Fini les plats ouïghours pour les Chinois. Dans les bus, deux ethnies ne mélangent plus, impossible de se faire pardonner si on se touche par erreur ou par hasard, le regard haineux se fixent longuement. Tout est commencé par la publicité haineuse de la presse officielle contre la communauté ouïghoure, mettant l’huile sur le feu. Aujourd’hui, la propagande qui crie l’unité des ethnies domine partout : la presse, la télé, la radio, les affiches, les voitures officielles. Rien d’autre que ce slogan, mais on a l’impression c’est trop tard. Ce slogan devrait être crié au début du massacre où les Chinois d’Urumchi sont convaincus d’être victime « grâce aux » médias chinois officiels. Comment le gouvernement envisage de faire oublier cette période douloureuse et de construire une société harmonieuse ? Une tâche extrêmement difficile.


A l’échelle interne, une autre perte frappante est la « publicité » pour Rebiya Kadeer. Cette dernière, pas forcément connue par la jeune génération est devenue une star grâce à la pub chinoise. Accusée de tous bords, elle est non seulement sur la Une de tous les journaux qui lui consacrent toute une page, mais aussi à la télé et sur les écrans géants dans les Places du Peuple. Ces médias parlent tous les jours comment cette « diable » était mauvaise élève quand elle était en école primaire etc. Désormais même les petits connaissent cette dame.


Quant aux Ouïghours, la perte est très lourde. Victime en sois en perdant dix milliers de jeunes, la plupart originaire des autres villes (les jeunes d’Urumchi sont enfermés chez eux par leur famille au moment de la manifestation selon les informant), ils sont devenus un cible d’attaque des civils chinois. Ces derniers, persuadés que c’est eux la victime grâce aux médias officiels, ne rendront pas la vie facile aux Ouïghours avec leur 83% de la population dans la capitale. La fabrication de passeport, une porte désormais totalement fermée aux Ouïghours. Ascension sociale, l’espoir encore moins. L’existence ou résistance, un grand point d’interrogation. Le chef de police de la Région et le secrétaire général de la capitale sont limogés, et on parle d’un prochain départ de gouverneur Wang Lequan. Les Ouïghours ne s’intéressent pas à ces changement de poste : le loup part, le tigre le remplace. Maintenant si le tigre part, certainement un autre encore pire le succède. La Région est un trésor, on n’y quitte pas sans remplir les poches.


Pékin doit reconnaître ses erreurs dans sa politique envers ses régions spéciales. Est-ce que le gouvernement chinois est capable de revoir sa politique de 60 ans et de parler d'une ouverture réelle? à voir.Mais à priori, la réponse est "Non". Peut être Pékin est à la recherche d'une baguette magique, qui sait. On ne sait jamais à quoi pensent réellement ces Chinois.

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Mardi 8 septembre 2009

Après les affrontements interethniques entre les Chinois et les Ouïghours début juillet, une affaire de seringue a troublé la sécurité précaire de la capitale. Selon les informations révélées par les autorités chinoises, 531 personnes auraient été attaquées par des seringues inconnues.  Bizarrement, les autorités régionales n’ont révélé cette affaire que le vendredi 4 septembre après la violente manifestation des Chinois d’Urumchi.


Ces manifestants qui dénoncent l’insécurité dans la capitale depuis le 5 juillet dernier, ont demandé  la démission du Secrétaire Général du PPC du Xinjiang, Wang Lequan, au pouvoir depuis 15 ans, qui n’avait pourtant cessé d’accuser Rebiya Kadeer comme l’organisatrice des troublements sanglants d’Urumchi début juillet.


Selon les témoignages recueillis par la Radio Free Asia, les manifestants chinois ont encerclé les principales avenus de la ville à partir de 2 septembre, les forces d’ordre ont réussi à les disperser seulement le 5 septembre dernier après l’attaque violente de ces manifestants sur les Ouïghours, causé au moins 5 morts et 15 blessés.


Bien que les victimes d’attaque seringue soient aussi les Ouïghours, le ministre de sécurité publique de la Chine, Ming Jianhua  a rejeté la faut encore sur les Ouïghours sans pouvoir fournir aucune preuve dans sa conférence de presse à Urumchi le 4 septembre.  Or juste avant la déclaration officielle de l’affaire seringue, une affaire similaire a été révélée dans une école primaire : nombreux élèves Ouïghours ont été victimes d’une vaccination infectieuse. Les autorités sanitaires d’Urumchi ont admit l’hospitalisation de ces élèves, mais sans faire de bruit selon la RFA.


La tension monte au sommet à Urumchi : tous les Ouïghours qui se trouvent dans la rue sont fouillés par la police. La population d’Urumchi est priée de rester chez elle, les institutions et les écoles sont fermées. La relation entre les Chinois et Ouïghours est encore plus dégradée : les Chinois ne mangent plus aux restaurants ouïghours, les Taxi chinois ne s’arrêtent plus aux clients ouïghours. Quant aux Ouïghours, ils n’achètent plus rien aux super marchés chinois. Les familles ouïghoures ont commencé à transférer leurs enfants aux écoles du quartier ouïghour. Et les Chinois qui résident au quartier ouïghour, commencent à vendre leur appartements aux Ouïghours au petit prix pour retourner en Chine intérieure.


Selon les témoignages des autres villes, la relation entre ces deux ethnies est également gravement dégradée dans les autres villes. Une malaise s'installe dans les institutions où les fonctionnaires Chinois et Ouïghours se côtoient.

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Vendredi 28 août 2009
"Tar Kotcha" signifie "la petite rue" en ouïghour. Ecrit par le musicien le plus aimé des Ouïghours, Yasin MUHPUL, elle était interprétée par le chanteur et professeur de musique Mirzat ALIM. Ce dernier est assassiné par les inconnus le 03 septembre 2009 dans un atmosphère extrêmement tendu dans la capitale ouïghoure. Son assassinat est arrivé au moment où plusieurs personnalités ouïghours sont gravement agressés par les Chinois.

Une chanson magnifique avec une belle parole, elle est mise sur Youtube avec une vidéo très touchante. J'ai voulu la partager avec vous. La traduction en français et en turc est accompagnée ci- dessous de la vidéo:





La Petite Rue

Musique et Parole : Yasin MUHPUL
Chanteur : Mirzat ALIIM

Je suis né, j’ai ouvert mes yeux,

J’ai regardé ton beau visage, la petite rue.

Comme ma chère maman, tendrement,

Tu m’as pris dans tes bras, la petite rue.

 

Lorsque je passe par toi chaque fois,

Je te regarde insatiablement, la petite rue.

Qui dit que tu es petite, non, tu es un univers,

Tu es parfumée de fleur, la petite rue.

 

Tu rassemble l’amour de mille mères,

Je suis follement amoureux de toi, la petite rue.

Que je sois à Paris ou à Istanbul,

Tu me manque, mon cœur se brule pour toi.

 

Tu es ma mère qui m’a accouché,

Tu es ma mère qui m’a grandi.

Tu es le toit des braves femmes et hommes,

Tu es l’endroit le plus beau, la petite rue.


Dar Koşe (version turque)


Söz ve müzik: Yasın MUHPUL

Şarkiçi : Mırzat ALIM


Göz açıp aleme gelmişim,

Şu güzel hösnine baktim dar koşe.

Can annemin bağri gebi bağrina ben,

Kanmidim, bağrimi yaktim, dar koşe.

 

Boylerinden geçkinimde her zaman,

Delmurup doymay bakarim dar koşe.

Kim seni dar diyor, koynun bir cihan,

Gül-çiçek, reyhan kokuyorsun, dar koşe.

 

Sende  hoş bin annenin mihri toplanmiş,

O yuzden aşkinda yandim, dar koşe.

Paris olsun ya da Istanbul,

Ozledim, kalbimde gulhan, dar koşe.

 

Beni doğmus can annemsen, dar koşe,

Beni büyütmüs annemsen, dar koşe.

O kadar berna kiz-yiğit’e fasiban,

Bir güzel dilber mekansen, dar koşe.


En Ouïghour (Cliquez-ici pour lire l'écriture ouïghoure latinisée):

Tar Kocha

Sözi ve muzikisi : Yasin Muhpul
Nahshida : Mirzat Alim

Köz échip alemge törelgendimen,
Shu güzel hösnunge baqtim tar kocha.
Jan anamning baghridek shu baghringha men,
Qanmidim, baghrimni yaqtim tar kocha.

Boyliringdin ötkinimde her qachan,
Telmürüp toymay qaraymen tar kocha.
Kim seni tar deydu qoynung bir jahan,
Gül chichek, reyhan puraysen, tar kocha.

Sende khushkhuy ming aniniing mihri jem,
Shunga men ishqingda yandim tar kocha.
Meyli Parizh, meyli Istanbul dimey,
Séghinish qelbimde gülkhan, tar kocha.

Méni tuqqan jan anamsen, tar kocha,
Méni östürgen anamsen, tar kocha.
Shunche berna qiz-yigitke pasiban,
Bir güzel dilber makansen, tar kocha.

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Samedi 1 août 2009

Comme nous avons vu dans l'article précédent, la Chine a publié officiellement une liste de 15 personnes, dont un chinois et 14 ouïgours recherchés par la police. Or l'une de ces 15 personnes, Roshangul Talet était déjà arrêtée bien avant, le 8 juillet dernier. Le site officiel de l'Association des Ouïgours de France dénonce sur son site nombreux trous noirs sur les photos des suspects:

 

  1. 1. Le fond de toutes les photos sont en blanc, si elles étaient prises par le choix libre de ces gens-là, le fond aurait été en rouge, comme la plupart des photos d’identité en Chine.

  2. 2. Les visages fermés sur les photos sont une expression de la haine, de la peur, de l’inquiétude. Ce qui explique le contexte du moment où sont prises ces photos. Cela veut dire que ces suspects sont déjà en prison.

  3. 3.Sur certaines photos on peut voir clairement les blessures sur le visage.

  4. 4.La plupart des hommes sont mal coiffés ou non rasés. On dirait qu’ils ne se sont pas rasés ou lavés depuis au moins deux-trois jours. Or personne ne se prend en photo d’identité sans se laver, ou se raser. En général, le/la photographe insiste beaucoup pour qu’on se coiffe bien avant de prendre la photo.

  5. 5.La lumière de l’endroit où sont prises ces photos est très forte.

 

Ces quelques points correspondent notamment à l’analyse des observateurs qui ont beaucoup de doute sur les informations officielles chinoises, notamment l’apparition de Roshangul Talet (qui était arrêtée le 8 juillet) dans cette liste des suspects recherchés (donc pas encore arrêtés) prouve le contraire.

 

Ahet YASIN                          Amet YASIN                  

  


Abduhelil MEMETIMIN        Abdureshit HOSHUR


   

Ahmet EMET                       Réné OSMAN                                                                                                           


   


Dilmurat
DILSHAT                Hayrigul OMER                                                                  

  

Nurmemet MUHTAR              Roshangul TALET                                                                       

  


Tahir ABLIMIT              Tursun TOHTI MEMET





























Rolamjan RENE                      Obulkasim MEMETIMIN


    


Le seul chinois ZHANG Zhaoyan



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